Ce blog, c'est un peu comme un vieux vynile.
On le sort de sa pochette, fragile, un soir, en se disant "ouff", on passe la main sur les poussières, et on le repasse en se disant, "tiens, pourquoi pas".
Relire ce blog m'a ému... que de choses passées, mais aussi que d'émotions et de dé-s-émotions.
En relisant ce blog, la première chose qui me vient à l'esprit c'est "oh my god".
Quelle écriture, quelles pensées, quelle expression, aussi peu de temps et autant de changements.
J'ai 31 ans.
Je suis propriétaire et tous les mois je paye (pardon je saigne comme la plupart des gens véritablement) mon prêt hypothécaire.
Je suis heureux.
Dans 20 ans je serai propriétaire.
Théoriquement, si je ne meurs pas avant (ce qui serait génial, vive un assurance solde restant du pour mes héritiers).
Pour le reste, mon dernier message racontait ma dernière (sic) relation avec madame, et aussi un soir où j'allais mettre fin à ma vie.
Je suis toujours vivant.
Je suis toujours resté avec elle, malgré tout, en continuant coute que coute à essayer de vivre quelque chose, de construire, malgré notre énorme différence.
Jusqu'au jour où, ce matin, il y a quelques mois, je me suis rendu compte que ce n'était pas possible.
Que nous étions trop différents.
Que je ne la rendrais jamais heureuse pour cela.
Qu'après 2 ans et demis et x séparations, il était temps de dire le dernier au revoir, et surtout, de s'y tenir.
J'ai 31 ans, et je viens de de nouveau il y a peu que je m'attache trop et que je crois trop aux gens paumés, quitte à les défendre jusqu'au bout, à me mettre en défaut, pour rien.
J'ai 31 ans, et je me ramasse autant de claques sauf que celles-ci font plus mal pensant ne plus jamais me ramasser celles-ci.
J'ai 31 ans.
Je suis célibataire, c'est l'été, et franchement c'est le pied.
J'ai 31 ans.
Et pourtant, tant de déceptions ou d'illusions perdues me font tellement mal...
vendredi 9 juillet 2010
jeudi 13 septembre 2007
Dans la peau
Je l'ai dans la peau... le blog, le vice, l'amour...
plein de choses qui en fait sont en moi, qui font que je ne peux résister.
Ecrire ces lignes, que je couche depuis maintenant 4 ans (oui, 4 ans !!!), c'est devenu un peu comme prendre sa bouffée d'air, ces moments de détentes, ces moments de plaisir, c'est devenu essentiel, et je ne peux m'en passer.
Depuis longtemps, très longtemps, j'ai toujours eu en moi quelque chose qui vivait, une chose, un être, quelque chose qui me faisait lire, dire, écrire des choses que moi même je ne peux pas contrôler, quelque chose qui fait que pendant des années, j'ai écrit, pensé et dit des mots qui ont défilé comme un fluide dont je ne pourrais expliquer d'où ils proviennent.
C'est inexplicable, en fait, les mots coulent au fil de mes doigts qui tapent sur le clavier, sans réfléchir, et je ne suis pas le seul à dire en me relisant, que tout cela est quelque chose de magnifique.
Ces blogs, ces lignes sont un peu comme des traits dorés ou de cristal qui se posent de manière assurée sur une toile blanche sur laquelle un ensemble de lignes simples, précises, nettes, forment une structure simple mais complexe prenant toute son ampleur sur l'immensité blanche immaculée d'une toile de tableau vierge, que je regarde après, quelques jours plus tard, en prenant du recul, et en me demandant à chaque fois, comment je suis capable de réaliser de telles choses, de juxtaposer et de choisir aussi parfaitement les mots qu'il faut, d'arriver à mettre dans quelques lignes la complexité de mon âme, de mon vécu, de mes sentiments de manière aussi nette.
Beaucoup de choses se passent dans ma vie.
J'ai 28 ans, j'ai vécu pas mal de choses que j'aurais aimé ne pas vivre, et je me retrouve à vivre une vie dont j'ai rêvé, à savoir une belle carrière dans le milieu dans lequel je vis, et en même temps une réalité qui me fait peur à chaque fois que j'ose la regarder objectivement, un peu comme lorsque l'on enlève une bande de gaze sur un pansement recouvrant un visage sortant d'une chirurgie esthétique.
Aujourd'hui j'ai peur.
Certains signes que j'ai négligés depuis quelques années, font penser à quelques personnes qu'il se pourrait que j'aie quelque part un joli petit crabe bien avancé.
Quelque chose de fatal qui pourrait m'emporter, avant cette solitude, cette fatigue morale et physique qui s'accumule depuis des années et qui fera qu'un jour ou l'autre je devrai dire "stop", je devrai lâcher les reines, déposer le masque si constant d'un être insensible, invulnérable, cette machine si huilée que les gens connaissent depuis longtemps.
Qui pourrait faire qu'un jour, du jour au lendemain, l'on apprenne que je ne puisse plus travailler, continuer, sortir, et que je sois obligé par la force des choses à rester chez moi en attendant que la mort accepte de m'emporter, après des nuits, des heures de souffrance, à la supplier, à l'implorer qu'elle m'emporte.
J'espère qu'ils se trompent.
J'espère que je me trompe et que mon jugement soit altéré par leur diagnostique qui ne peut se confirmer que par des examens probablement douloureux.
J'ai peur de souffrir physiquement en plus de la souffrance morale que je porte et que j'assume plus ou moins depuis des années.
J'ai peur de mourir, sans avoir le choix de pouvoir prédire quand, comment, et dans quelles conditions, de ne pas avoir le choix...
Une chose est sure ce soir, c'est que j'ai peur.
J'ai peur de ce que l'avenir me réserve, j'ai peur de constater que mine de rien je suis arrivé, loin d'être quelqu'un d'exceptionnellement courageux et intelligent, à un stade professionnel dans mon domaine fort avancé, et que demain tout s'arrêtera un jour ou l'autre.
Pour le reste, je me rends compte que j'aime toujours mon ex, que j'ai envie de la revoir, de lui pardonner, de lui dire "reprenons même si cela ne rime à rien", que sa distance me manque, que j'aimerais que la distance soit facile à vaincre, à vivre, que j'ai peur de ne plus plaire, de ne plus être heureux, de ne plus arriver un jour à être heureux et d'être véritablement amoureux sans que cela se finisse tôt ou tard par une baffe d'un coté ou l'autre.
Demain, je croise une cliente séduisante.
Peut-être devrais-je prendre une initiative, et oser, foncer, sans avoir peur sans cesse des conséquences, sans réfléchir, sans avoir peur d'avoir peur, sans regrets, peut-être pas.
Demain, c'est le we.
Demain, je me reposerai tout un we sans aucune obligation.
Demain est un autre jour.
Ndlr:ce blog est principalement "privé" et un exhultoire...
plein de choses qui en fait sont en moi, qui font que je ne peux résister.
Ecrire ces lignes, que je couche depuis maintenant 4 ans (oui, 4 ans !!!), c'est devenu un peu comme prendre sa bouffée d'air, ces moments de détentes, ces moments de plaisir, c'est devenu essentiel, et je ne peux m'en passer.
Depuis longtemps, très longtemps, j'ai toujours eu en moi quelque chose qui vivait, une chose, un être, quelque chose qui me faisait lire, dire, écrire des choses que moi même je ne peux pas contrôler, quelque chose qui fait que pendant des années, j'ai écrit, pensé et dit des mots qui ont défilé comme un fluide dont je ne pourrais expliquer d'où ils proviennent.
C'est inexplicable, en fait, les mots coulent au fil de mes doigts qui tapent sur le clavier, sans réfléchir, et je ne suis pas le seul à dire en me relisant, que tout cela est quelque chose de magnifique.
Ces blogs, ces lignes sont un peu comme des traits dorés ou de cristal qui se posent de manière assurée sur une toile blanche sur laquelle un ensemble de lignes simples, précises, nettes, forment une structure simple mais complexe prenant toute son ampleur sur l'immensité blanche immaculée d'une toile de tableau vierge, que je regarde après, quelques jours plus tard, en prenant du recul, et en me demandant à chaque fois, comment je suis capable de réaliser de telles choses, de juxtaposer et de choisir aussi parfaitement les mots qu'il faut, d'arriver à mettre dans quelques lignes la complexité de mon âme, de mon vécu, de mes sentiments de manière aussi nette.
Beaucoup de choses se passent dans ma vie.
J'ai 28 ans, j'ai vécu pas mal de choses que j'aurais aimé ne pas vivre, et je me retrouve à vivre une vie dont j'ai rêvé, à savoir une belle carrière dans le milieu dans lequel je vis, et en même temps une réalité qui me fait peur à chaque fois que j'ose la regarder objectivement, un peu comme lorsque l'on enlève une bande de gaze sur un pansement recouvrant un visage sortant d'une chirurgie esthétique.
Aujourd'hui j'ai peur.
Certains signes que j'ai négligés depuis quelques années, font penser à quelques personnes qu'il se pourrait que j'aie quelque part un joli petit crabe bien avancé.
Quelque chose de fatal qui pourrait m'emporter, avant cette solitude, cette fatigue morale et physique qui s'accumule depuis des années et qui fera qu'un jour ou l'autre je devrai dire "stop", je devrai lâcher les reines, déposer le masque si constant d'un être insensible, invulnérable, cette machine si huilée que les gens connaissent depuis longtemps.
Qui pourrait faire qu'un jour, du jour au lendemain, l'on apprenne que je ne puisse plus travailler, continuer, sortir, et que je sois obligé par la force des choses à rester chez moi en attendant que la mort accepte de m'emporter, après des nuits, des heures de souffrance, à la supplier, à l'implorer qu'elle m'emporte.
J'espère qu'ils se trompent.
J'espère que je me trompe et que mon jugement soit altéré par leur diagnostique qui ne peut se confirmer que par des examens probablement douloureux.
J'ai peur de souffrir physiquement en plus de la souffrance morale que je porte et que j'assume plus ou moins depuis des années.
J'ai peur de mourir, sans avoir le choix de pouvoir prédire quand, comment, et dans quelles conditions, de ne pas avoir le choix...
Une chose est sure ce soir, c'est que j'ai peur.
J'ai peur de ce que l'avenir me réserve, j'ai peur de constater que mine de rien je suis arrivé, loin d'être quelqu'un d'exceptionnellement courageux et intelligent, à un stade professionnel dans mon domaine fort avancé, et que demain tout s'arrêtera un jour ou l'autre.
Pour le reste, je me rends compte que j'aime toujours mon ex, que j'ai envie de la revoir, de lui pardonner, de lui dire "reprenons même si cela ne rime à rien", que sa distance me manque, que j'aimerais que la distance soit facile à vaincre, à vivre, que j'ai peur de ne plus plaire, de ne plus être heureux, de ne plus arriver un jour à être heureux et d'être véritablement amoureux sans que cela se finisse tôt ou tard par une baffe d'un coté ou l'autre.
Demain, je croise une cliente séduisante.
Peut-être devrais-je prendre une initiative, et oser, foncer, sans avoir peur sans cesse des conséquences, sans réfléchir, sans avoir peur d'avoir peur, sans regrets, peut-être pas.
Demain, c'est le we.
Demain, je me reposerai tout un we sans aucune obligation.
Demain est un autre jour.
Ndlr:ce blog est principalement "privé" et un exhultoire...
Si vous avez la chance de le lire, dégustez le comme vous dégusteriez un laurent perrier.
Tomorrow never dies...
mercredi 5 septembre 2007
Come and go...
Ce seront mes quelques mots.
Ni adieux, ni larmes.
J'ai tellement connu de ruptures, de départs, de situations auxquelles il fallait s'adapter brutalement que cela n'en est qu'une de plus.
Pour ceux qui me lisent encore (et dieu sait que quelques fois, je pense qu'il ne reste plus âme qui vive ou qui passe sur ce blog tout comme parfois j'entends que pourtant les nouvelles vont vite), bien des choses se sont passées dans ma vie ces derniers temps.
Un divorce parental, une tumeur qui a failli emporter ce visage que je cottoie comme trop dans ma vie et auxquels je ne prette pas assez attention alors qu'ils représentent tout l'or du monde pour moi, une promotion attendue, refusée, et accordée mais au delà de mes espérances, une rupture d'un an, une rupture récente blessante, une de plus, une de trop, des heures, des mois, à repenser régulièrement à ce que j'ai fait, et pourquoi j'ai réussi ou échoué alors que je pensais que c'était totalement faisable ... ou impossible.
Mais tôt ou tard, la vie nous impose ces choix auxquels nous sommes confrontés et vis à vis desquels, lorsque l'échéance approche, fatidique, l'on ne peut s'esquiver.
Pour bien des raisons, je ne peux plus continuer ce blog.
J'ai écrit des lignes et des lignes, des états d'âme, j'ai tracé des centaines, des millions de tableaux de mon âme, de ma vie, de mon coeur, de mon esprit, j'ai partagé avec vous des moments uniques, un peu comme ces nuits courtes et brêves d'amant(e)s, que l'on aime passionnément une nuit et que l'on sait que l'on ne reverra jamais.
Ce fut un plaisir, et nul doute que certains soirs, l'envie de reprendre ma plume comme de reprendre ma guitare et d'en jouer à des heures tardives se fera démangeante, difficile, insupportable parfois sans doute.
Je ne savais pas quoi dire, quoi écrire, et écouter en écrivant ces mots.
Au fil des lignes, au fil des "delete" sur la toile du net, j'ai tout doucement et naturellement dérivé vers l'idée de finir en résumant 4 lettres en une en quelques mots qui ne seront peut-être pas les meilleurs certes au niveau de la prose, mais les plus beaux, et les plus sincères, dans laquelle certaines personnes se reconnaîtront, tout en bouclant sur Eros Ramazzoti - I Belong to you.
J'aimerais ce soir, sur ces quelques mots, sur ces quelques lignes, sur ces quelques lettres, sur ces quelques pensées, te dire combien je suis désolé.
J'aimerais te dire que tout cela n'est la faute que du destin, du temps, du célèbre "au mauvais endroit, au mauvais moment", mais c'est faux.
J'aimerais te dire que chaque moment en ta compagnie fut vrai, fut, malgré les crises - que nous avons partagé toi et moi, auxquelles nous avons survécu grâce à ces choses merveilleuses qui sont ces regards qui valent mieux que mille mots, ces enlacades valant le meilleur "je suis désolé" au monde, ou tout simplement ces moments si complices que certains termes n'avaient aucune signification pour d'autres - un véritable bonheur.
Tu m'as apporté comme bien d'autres bien plus que n'importe quel Dieu, drogue ou breuvage n'aurait pu m'apporter comme joie, comme sourire, et au fond de moi de chaleur.
Je ne suis pas sûr en fait de t'avoir méritée, comme je ne suis pas sûr d'avoir mérité 80% de celles dont j'ai eu le bonheur de croiser un jour le chemin.
Il n'y a pas de compte à faire, ce que j'ai fait, dit, donné fut un simple échange, juste le plaisir de te voir sourire, rire, ou de croiser ton regard brillant dans lequel tout homme perdu dans le pire des enfers voit des images de bonheur, et même... d'enfants.
Je garderai toujours ton nom gravé au fin fond de mon coeur, comme je n'oublierai jamais ton numéro composé machinalement à toute heure, ces souvenirs, tes bras toujours acceuillant en rentrant tard, ou lessivé par une journée fatiguante.
Tu fus toujours à mes cotés, reléguant même souvent tes propres problèmes lorsque cela n'allait pas et que j'aurais du être, justement, là.
Il me faut partir, même si je ne t'oublie et ne t'oublierai pas.
Il me faut accepter de t'avoir laissé partir, de souffrir d'avoir été trop souvent égoiste ou absent.
De n'avoir pas été tout simplement à la hauteur de ce que tu attendais, ou tout simplement assez fort ou de n'avoir pu te dire "reste", lorsque tu es partie, et qu'à quelques kilomètres, nous pleurions de nous séparer, pour ce qui sera probablement un "a jamais", à la place d'un "au revoir".
D'avoir été si égoiste, si absent, ou si omnibulé par des choses si futiles que sont une carrière, les "qu'en dira t-on", de t'avoir oublié, un soir, par faiblesse, devant des formes ou des mots illusoires.
Quelque part, je te recroiserai.
Quelque part, ils, elles me disent que si ce n'est toi, je te reconnaitrai dans une autre, qui me fera secher ces larmes, qui me fera rire ou sourire naturellement, qui me fera me sentir beau, intelligent, et potentiellement mari et père, et accepter de réouvrir ce coeur que depuis, j'ai cadenassé.
J'en doute ce soir, mais ils ne cessent de le répéter.
Ce blog s'auto-détruira dans quelques jours.
Ni adieux, ni larmes.
J'ai tellement connu de ruptures, de départs, de situations auxquelles il fallait s'adapter brutalement que cela n'en est qu'une de plus.
Pour ceux qui me lisent encore (et dieu sait que quelques fois, je pense qu'il ne reste plus âme qui vive ou qui passe sur ce blog tout comme parfois j'entends que pourtant les nouvelles vont vite), bien des choses se sont passées dans ma vie ces derniers temps.
Un divorce parental, une tumeur qui a failli emporter ce visage que je cottoie comme trop dans ma vie et auxquels je ne prette pas assez attention alors qu'ils représentent tout l'or du monde pour moi, une promotion attendue, refusée, et accordée mais au delà de mes espérances, une rupture d'un an, une rupture récente blessante, une de plus, une de trop, des heures, des mois, à repenser régulièrement à ce que j'ai fait, et pourquoi j'ai réussi ou échoué alors que je pensais que c'était totalement faisable ... ou impossible.
Mais tôt ou tard, la vie nous impose ces choix auxquels nous sommes confrontés et vis à vis desquels, lorsque l'échéance approche, fatidique, l'on ne peut s'esquiver.
Pour bien des raisons, je ne peux plus continuer ce blog.
J'ai écrit des lignes et des lignes, des états d'âme, j'ai tracé des centaines, des millions de tableaux de mon âme, de ma vie, de mon coeur, de mon esprit, j'ai partagé avec vous des moments uniques, un peu comme ces nuits courtes et brêves d'amant(e)s, que l'on aime passionnément une nuit et que l'on sait que l'on ne reverra jamais.
Ce fut un plaisir, et nul doute que certains soirs, l'envie de reprendre ma plume comme de reprendre ma guitare et d'en jouer à des heures tardives se fera démangeante, difficile, insupportable parfois sans doute.
Je ne savais pas quoi dire, quoi écrire, et écouter en écrivant ces mots.
Au fil des lignes, au fil des "delete" sur la toile du net, j'ai tout doucement et naturellement dérivé vers l'idée de finir en résumant 4 lettres en une en quelques mots qui ne seront peut-être pas les meilleurs certes au niveau de la prose, mais les plus beaux, et les plus sincères, dans laquelle certaines personnes se reconnaîtront, tout en bouclant sur Eros Ramazzoti - I Belong to you.
J'aimerais ce soir, sur ces quelques mots, sur ces quelques lignes, sur ces quelques lettres, sur ces quelques pensées, te dire combien je suis désolé.
J'aimerais te dire que tout cela n'est la faute que du destin, du temps, du célèbre "au mauvais endroit, au mauvais moment", mais c'est faux.
J'aimerais te dire que chaque moment en ta compagnie fut vrai, fut, malgré les crises - que nous avons partagé toi et moi, auxquelles nous avons survécu grâce à ces choses merveilleuses qui sont ces regards qui valent mieux que mille mots, ces enlacades valant le meilleur "je suis désolé" au monde, ou tout simplement ces moments si complices que certains termes n'avaient aucune signification pour d'autres - un véritable bonheur.
Tu m'as apporté comme bien d'autres bien plus que n'importe quel Dieu, drogue ou breuvage n'aurait pu m'apporter comme joie, comme sourire, et au fond de moi de chaleur.
Je ne suis pas sûr en fait de t'avoir méritée, comme je ne suis pas sûr d'avoir mérité 80% de celles dont j'ai eu le bonheur de croiser un jour le chemin.
Il n'y a pas de compte à faire, ce que j'ai fait, dit, donné fut un simple échange, juste le plaisir de te voir sourire, rire, ou de croiser ton regard brillant dans lequel tout homme perdu dans le pire des enfers voit des images de bonheur, et même... d'enfants.
Je garderai toujours ton nom gravé au fin fond de mon coeur, comme je n'oublierai jamais ton numéro composé machinalement à toute heure, ces souvenirs, tes bras toujours acceuillant en rentrant tard, ou lessivé par une journée fatiguante.
Tu fus toujours à mes cotés, reléguant même souvent tes propres problèmes lorsque cela n'allait pas et que j'aurais du être, justement, là.
Il me faut partir, même si je ne t'oublie et ne t'oublierai pas.
Il me faut accepter de t'avoir laissé partir, de souffrir d'avoir été trop souvent égoiste ou absent.
De n'avoir pas été tout simplement à la hauteur de ce que tu attendais, ou tout simplement assez fort ou de n'avoir pu te dire "reste", lorsque tu es partie, et qu'à quelques kilomètres, nous pleurions de nous séparer, pour ce qui sera probablement un "a jamais", à la place d'un "au revoir".
D'avoir été si égoiste, si absent, ou si omnibulé par des choses si futiles que sont une carrière, les "qu'en dira t-on", de t'avoir oublié, un soir, par faiblesse, devant des formes ou des mots illusoires.
Quelque part, je te recroiserai.
Quelque part, ils, elles me disent que si ce n'est toi, je te reconnaitrai dans une autre, qui me fera secher ces larmes, qui me fera rire ou sourire naturellement, qui me fera me sentir beau, intelligent, et potentiellement mari et père, et accepter de réouvrir ce coeur que depuis, j'ai cadenassé.
J'en doute ce soir, mais ils ne cessent de le répéter.
Ce blog s'auto-détruira dans quelques jours.
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